Choix d'un Micro
Le Choix d'un Micro
Le choix d’un micro adapté à son appareil de prise de son ainsi qu’à la prise de son à effectuer est primordial (et pour cause, c’est le premier maillon de la chaîne...). Si le micro est mauvais, mal adapté à la prise ou mal utilisé, tout effort ultérieur d’amélioration du son sera vain. Les mesures sur les microphones ne devront jamais être que des aides à "première décision", la dernière restant toujours à " l’oreille ". Il arrive très fréquemment que devant des résultats de mesures identiques sur le papier, l’oreille perçoive des différences considérables de timbre, de transparence, de précision, d’aération, etc... Subjectivité, quand tu nous tiens.
Une des raisons de ces écarts de qualités acoustiques apparents pour une bande passante, une sensibilité et une directivité à peu près identique, proviennent entre autres choses de ses caractéristiques d’homogénéité en fréquence aux divers angles d’incidence (voir plus loin).
Ne nécessite pas de source d’alimentation (bobine mobile).
- Très robuste en général.
- Pratiquement insaturable quel que soit le niveau du son à enregistrer.
- Ne craint pas l’humidité.
- D’un prix abordable dans les entrées de gamme.
- Présence de qualités et de défauts selon la directivité du capteur.
- Sensibilité généralement faible (1 à 4 mV/Pa).
- Peu ou pas de choix en microphones canon.
- C’est dans ce type de microphones que l’on retrouve des stars du micro trottoir et de l’interview comme le DO21 B de chez LEM et le MD21 de chez Sennheiser.
- Particulièrement adaptés aux prises de son de batterie : des microphones de chez A.K.G. comme le D12, et le micro Shure SM57.
- Encore de beaux jours sur les scènes du monde de la variété et de la chanson en raison de sa robustesse et de sa capacité à accepter les pressions acoustiques importantes (micro de chant Shure SM58).
- Sa faible sensibilité le condamne à une utilisation de proximité ou aux niveaux élevés (batterie, cuivres). Dans tout autre cas, elle le condamne à l’utilisation d’un préamplificateur spécialisé et à faible bruit sans quoi apparaissent très rapidement des problèmes de souffle inhérents aux préamplificateurs de microphones intégrés aux matériels d’enregistrement, souvent peu performant à ce niveau.
Une bobine mobile est solidaire de la membrane. Cette dernière, sous l’effet des variations de pression acoustique fait osciller la bobine dans un champ magnétique annulaire produit par un aimant permanent. La bobine coupe les lignes de force du champ magnétique. En raison de ces oscillations périodiques de la membrane, et donc de la bobine dans le champ, il y a induction d’un courant électrique dans la bobine mobile - courant qui peut être rendu utilisable par une amplification appropriée.
Problèmes de conception d’un microphone Dynamique "Omnidirectionnel".
Dans le cas où l’on se contente de concevoir un capteur comprenant uniquement une membrane, une bobine et un aimant, on a toutes chances d’obtenir la bande passante de la figure ‘a’.
Cette bosse dans la bande apparaît à la fréquence dont la 1/2 longueur d’onde est égale à la dimension de la membrane. Mais celle-ci est déplacée vers le médium à cause de la mauvaise réponse dans l'aigu de la membrane. Mauvaise réponse due à sa masse et à celle de la bobine et du mandrin dont elle est solidaire. Celles-ci provoquent une forte perte de sensibilité dans les aigus.
Les concepteurs de microphones ont alors cherché les moyens leur permettant d’obtenir une bande passante plus plate. Ils ont ainsi constaté que le rajout d’une rondelle de matériau poreux placé à l’arrière de la membrane aplanissait la partie médium de la bande passante (Fig. b).
Cette technique permet une augmentation de la pression acoustique à l’intérieur du micro (face interne de la membrane) dans cette partie du spectre.
Pour étendre la bande passante vers le haut du spectre, il faut augmenter l’énergie acoustique à ces fréquences. Pour cela on utilise un bouclier placé à une très faible distance de la membrane (Fig. c).
Nous obtenons alors un micro relativement performant (si ces corrections sont parfaitement réalisées), mais présentant une atténuation des graves en dessous de 100 Hz. Ce défaut peut dans certains cas d’utilisation devenir une qualité. Par exemple : Enregistrement de la voix humaine (meilleure intelligibilité), enregistrement d’instruments ou de sons ne présentant pas de fréquences en dessous de 100 Hz. Cela a permis, fut un temps, la réalisation de micros de petite taille (dit: micros lavallière, ancêtre du micro cravate).
Dans le cas où l’on désire une bande passante étendue vers le grave on doit alors concevoir une cavité accordée permettant une augmentation de la sensibilité du micro à ces fréquences (Fig. d).
Nous constatons qu’il n’est finalement pas si simple de réaliser un micro électrodynamique Omni-Directionnel de qualité. Ne parlons pas des micros Unidirectionnels où aux problèmes de linéarité se greffent ceux concernant la directivité. C’est entre autre ces problèmes de conception qui justifient la différence de prix qui existe entre Omni et Unidirectionnels, et surtout, un Uni premier prix, et un Uni de haut de gamme.
- Grande fidélité de reproduction.
- Sensibilité souvent importante permettant l’enregistrement de sons ténus. (environ de 10 à plus de 50mV/Pa)
- Dynamique importante.
- Courbe de réponse généralement étendue.
- Très bon rapport Signal/Bruit.
- Relativement peu sensible aux bruits de contacts. Suspension du capteur généralement soignée.
- Réservé bien souvent (à cause de son prix) à un usage professionnel.
- Exige une source d’alimentation extérieure (12 à 48 V en général).
- Craint l’humidité.
- Sa caractéristique limite peut, dans certains cas, provenir d’une insuffisance de sa partie amplificatrice pouvant distordre le signal lors de niveaux sonores importants.
- Très utilisé en studio de prise de son ou les exigences acoustiques sont maximales, et les conditions atmosphériques internes généralement non critiques par rapport à leur utilisation.
- C’est un type de microphone très prisé par les professionnels, même en extérieur. Je conseille tout de même, afin " d’assurer " quoi qu’il arrive, de prévoir toujours un bon microphone dynamique en secours. Cependant, vu les progrès réalisés en terme de fiabilité, ces capteurs sont aujourd’hui présents dans tous les domaines.
- Disponible dans toutes les marques, dans toutes les directivités, et bénéficiant d’une gamme de spécialisation très étendue (Reportage, voix, cuivres, cymbales, etc...).
Le top du top est de posséder un NEUMANN ou un SCHOEPS.
Principe
C’est en fait un condensateur dont une des armatures fait office de membrane Une tension de polarisation élevée est appliquée aux deux armatures. Toute différence ou variation de pression sur la membrane fait osciller celle-ci et fait donc varier la distance séparant la membrane de l’armature, et fait donc varier la capacité du condensateur. On obtient ainsi des variations de charge, donc production d’un courant alternatif permettant de recueillir une différence de potentiel variable aux bornes d’une résistance.
- Souvent abordable quant au prix, surtout en entrée de gamme.
- Miniaturisation poussée (micros cravate de la taille d’une allumette).
- Peu sensible aux bruits de contact.
- Disponible dans toutes les directivités.
- Nécessite une source d’alimentation interne ou externe, généralement entre 1,5 et 9V.
- Bruit de fond souvent important dans les entrées de gamme.
- Tenue incertaine des caractéristiques dans le temps.
- Craint l’humidité et la chaleur en général.
- De très bons microphones adaptés aux amateurs. Cependant, des micros comme les C1000 d’AKG offrent un rapport qualité/prix/performances tout à fait honorable.
- Sensibilité honorable (5 à 50 mV/Pa en moyenne).
Principe
Même principe que pour le micro électrostatique, mais au lieu d’une tension de polarisation extérieure, cette polarisation est permanente. De même que l’on peut stocker du magnétisme dans certains corps magnétiques, on peut stocker une tension électrique dans certains corps électriques par un procédé spécial de polarisation. Ainsi, la pile présente dans ces microphone ne sert pas à la polarisation de la membrane, mais à l’alimentation d’un amplificateur/adaptateur d'impédence intégré au corps du micro.
- Très peu sensibles.
- Exigent une pré-amplification de qualité.
- Très fragiles aux chocs et aux surpressions acoustiques (ne pas utiliser devant une grosse caisse).
- Onéreux (peu usité).
Principe

Les micros à ruban sont de type électrodynamique. La membrane est un ruban d’aluminium ondulé qui, en même temps fait office de bobine mobile. Les tensions issues de ce type de capteur sont particulièrement faibles. Elles sont acheminées vers un transformateur qui en augmente la valeur. Si ces micros présentent des performances qui les destinent à la prise de son de qualité en studio, ils craignent particulièrement les chocs et surtout le vent.
